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Football / CAN 2013 / Maroc
Publié le 28/09/2012 Modifié le 28/09/2012

CAN 2013 : le Maroc sous pression face au Mozambique

L'équipe du Maroc lors de la CAN 2012.
L'équipe du Maroc lors de la CAN 2012.
Par David Kalfa
La pression monte au Maroc pour l’équipe nationale de football. Battus 2-0 par le Mozambique, les Marocains doivent gagner par trois buts d’écart le 13 octobre à Marrakech, en dernier tour retour des éliminatoires pour la CAN 2013. Les Lions de l’Atlas espèrent se qualifier avec leur nouveau sélectionneur, Rachid Taoussi, et le soutien du public.


Le Maroc organisera la Coupe d’Afrique des nations de football en 2015, mais c’est la CAN 2013 qui obsède actuellement joueurs, dirigeants et supporters. Les Lions de l’Atlas sont en effet en danger après avoir perdu 2-0 au Mozambique, au dernier tour aller des éliminatoires, le 9 septembre dernier. Cette défaite a été de trop après une CAN 2012 ratée. Le sélectionneur belge, Eric Gerets, a été limogé et remplacé par Rachid Taoussi, entraîneur des FAR de Rabat.

Des joueurs marocains dans le doute

Les Lions de l’Atlas sont donc attendus de pied ferme à Marrakech le 13 octobre prochain, pour le match retour face aux Mambas. Avec des joueurs offensifs comme Marouane Chamakh, Mounir El Hamdaoui, Mbarek Boussoufa, Youssef El Arabi, Adel Taarabt, Oussama Assaidi ou Younès Belhanda, inverser la tendance peut sembler simple. Mais ça ne l’est pas. « Beaucoup de joueurs qui évoluent en Europe ne jouent pas dans leur club, sont remplaçants, font des bouts de matches, rappelle le meneur de jeu Belhanda. C’est difficile de créer une équipe avec cette situation et des joueurs qui sont blessés ou ne viennent pas en sélection ».

Karim Aït-Fana, autre joueur Marocain de Montpellier, poursuit : « C’est vrai qu’il y a une bonne génération au Maroc, mais l’Afrique ce n’est pas l’Europe. Le jeu est beaucoup plus physique en Afrique et les joueurs sont moins protégés qu’en Europe. C’est difficile pour les joueurs européens de s’adapter, même si ce n’est pas une excuse. »

Bousculés sur et en-dehors du terrain, les Lions de l’Atlas ont perdu un peu de confiance en leurs moyens. « Au Gabon, on avait loupé notre CAN (2012) mais le groupe était extraordinaire, souligne Younès Belhanda. L’ambiance était bonne. Puis, au fur et à mesure des mois, l’équipe a commencé à se dissoudre un peu avec les difficultés des joueurs. Ça n’a pas créé une mauvaise ambiance mais un certain climat dans la sélection. Parce qu'on n’arrivait plus à gagner des matches, même des matches amicaux. »

La pression du public

Rachid Taoussi et ses adjoints Walid Regragui et Rachid Benmahmoud devront beaucoup travailler sur la fraicheur  physique de leur groupe face à des Mozambicains très athlétiques. Mais ils devront aussi se pencher sur sa force mentale, car la pression du public sera énorme à Marrakech. Younès Belhanda confirme : « Le peuple en demande beaucoup et n’est pas indulgent envers les joueurs. […] Il veut des résultats et c’est normal. Mais les supporters doivent comprendre qu’on est les premiers à vouloir gagner et à être déçus lorsqu’on perd. Ça ne sert à rien de s’acharner sur les joueurs et sur l’entraîneur. On est là pour gagner. Sinon, pourquoi venir en sélection ? Pourquoi faire onze heures d’avion pour jouer certains matches ? »

« Quand on est dans cette équipe, on sent les gens derrière nous
, ajoute Karim Aït-Fana. Il y a un public formidable au Maroc. Mais, lorsque les mauvais résultats sont là, il y a une énorme pression. Les joueurs doivent savoir la gérer. » Pour pouvoir préparer sereinement la CAN 2015 à domicile, les joueurs marocains ont tout intérêt à bien négocier ce match couperet et à se qualifier pour la CAN 2013.