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Publié le 03/10/2012 Modifié le 04/10/2012

CAN 2013 : le Gabon s’émeut du choix du corps arbitral pour son déplacement au Togo

Un supporter gabonais durant Gabon-Mali en quart de finale de la CAN 2012.
Un supporter gabonais durant Gabon-Mali en quart de finale de la CAN 2012.
AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO
Par Genc Burimi
A la veille du déplacement des Panthères au Togo pour le match retour des qualifications à la CAN 2013 le 14 octobre prochain, les hautes autorités du football gabonais refusent le choix du corps arbitral par la CAF et demandent à celle-ci d’en nommer un autre. Il s’agit des mêmes arbitre et commissaire de match qui ont officié lors d’une rencontre entre les deux pays en 2009, entachée selon les Gabonais de nombreuses irrégularités qui avaient valu une défaite au Gabon et son élimination au Mondial 2010 au profit du Cameroun.


A l’approche des matches retour du dernier tour qualificatif à la CAN 2013, prévu pour le week-end du 13 et 14 octobre prochain la tension est palpable. Le dernier exemple en date provient de « l’écurie » gabonaise, vent debout contre le Mauricien Seechurn Rajindraparsad, qui s’est déjà fait un surnom au Gabon.

« Le mercenaire »

Le Mauricien en question n’est autre que l’arbitre du match Togo-Gabon : celui qui a eu lieu le 14 novembre 2009 et celui qui aura lieu le 14 octobre 2012. Vu le souvenir que cet arbitre a laissé aux Gabonais lors du premier match qui comptait pour une qualification au Mondial 2010, ils n’en veulent absolument pas pour ce nouveau face-à-face Togo-Gabon, cette fois comptant pour une place à la CAN 2013. A l’époque, les Gabonais n’avaient besoin que d’un match nul à Lomé pour s’envoler au Mondial de l’Afrique du Sud.

Mais selon eux, cet arbitre mauricien, qu’ils affublent du surnom « le mercenaire » était chargé de barrer la route coûte que coûte aux Panthères pour laisser filer les Camerounais au Mondial 2010. Ce match-là, perdu 1-0 par le Gabon, « c'était un bordel », selon les termes du sélectionneur actuel du Gabon, non présent à l’époque, Paulo Duarte, qui rappelle à envie comment l’arbitre en question avait oublié des penalties et des hors-jeu.

La CAF sommée de changer de corps arbitral

Vu le passif si « lourd » de l’arbitre mauricien Seechurn Rajindraparsad à l’égard du Gabon, le sélectionneur portugais des Panthères s’interroge publiquement comment la CAF a pu avoir l’audace de désigner ce même arbitre décrié, pour une même confrontation, au même endroit et pour un même enjeu : une place dans un tournoi majeur international. « Ce n'est pas normal » s’insurge Duarté qui va presque soupçonner la CAF de complot… « C'est une offense pour le Gabon. Je peux pas dire que c'est planifié mais je ne peux pas croire que c'est une coïncidence. Je ne peux pas accuser quelqu'un mais en même temps je ne peux pas penser que c'est une coïncidence », laisse la porte ouverte à toutes les suppositions et à toutes les médisances l’entraîneur du Gabon.

Il en veut pour preuve supplémentaire le fait que non seulement l’arbitre est le même qu’il y a trois ans, mais le même commissaire de ce match-là, un Béninois, a été retenu aussi par la CAF pour la rencontre du 14 octobre prochain. Ce commissaire est accusé par les Gabonais d’avoir falsifié le rapport du match de 2009. Dans ces conditions la fédération gabonaise de foot (Fégafoot) s’est chargée elle-même de mettre les choses au clair. Celle-ci a écrit à la CAF pour lui demander très officiellement de changer l’arbitre du match du 14 octobre prochain entre le Togo et le Gabon. Les deux équipes avaient fait match nul 1-1 à l’aller.